EXODE
Fictionner les images.
Partir. Abandonner.
Le ciel est blanc, le sable vide.
Ils marchent, figures noires sur sol brûlé.
Rien derrière eux, sinon le vent et l’effacement.
Ils avancent sans urgence, sans regard, sans parole.
Ils marchent, figures noires sur sol brûlé.
Rien derrière eux, sinon le vent et l’effacement.
Ils avancent sans urgence, sans regard, sans parole.
On imagine.
Plus rien à sauver.
Plus rien à attendre.
Plus rien à sauver.
Plus rien à attendre.
Au bout de la langue de sable, le bateau. Il faut partir. Une rumeur de fuite.
L’ultime transport. Le dernier seuil.
Chaque pas les éloigne d’une terre devenue stérile, sans espoir,
chaque ombre dit la fin d’un cycle. Exode obligé.
L’ultime transport. Le dernier seuil.
Chaque pas les éloigne d’une terre devenue stérile, sans espoir,
chaque ombre dit la fin d’un cycle. Exode obligé.
Ici, la lumière est trop forte pour la mémoire. Il ne s'agit pas que partir.
Il s’agit de disparaître dans l'espoir de renaître ailleurs.
Il s’agit de disparaître dans l'espoir de renaître ailleurs.